Etats-Unis - 2005 - 1h41 - genre : comédie
Tout public
Date de sortie : 09/01/2006
Un film de : Jonathan Dayton, Valerie Faris
Avec : Abigail Breslin, Greg Kinnear, Steve Carell, Paul Dano, Alan Arkin...
Grand prix du festival du film américain de Deauville 2006.


Little Miss Sunshine, film tragi-comique corrosif et cinglant,
fait voler en éclat les clichés Outre Atlantique.

Les Hoover partent dans un vieux mini-bus de Albuquerque vers la Californie,
pour le concours de "Little Miss Sunshine", rêve de leur fille Olive de 7 ans,
qui comme les autres petites filles a de grands espoirs.
Richard, le père, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes".
Sheryl, la mère, tente de dissimuler les travers de la famille, dont ceux de son frère, suicidaire,
sorti de l'hôpital après avoir été laché par son amant.
Et les rêves improbables des enfants Hoover: Olive, se rêve en reine de beauté,
et Dwayne, son frère, fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.

La famille décide de faire corps quand Olive est invitée
à concourir pour le titre de Little Miss Sunshine en Californie.
Entassés dans leur mini-bus Volkswagen rouillé: ils mettent le cap vers la Californie...
Il vont gérer des rêves brisés, des crises cardiaques, et des pannes du vieux mini-bus…

Du rire aux larmes, Little Miss Sunshine constitue un petit chef d'oeuvre rempli de saynètes inoubliables. Mené par une troupe d'acteurs au sommet de leur art, le film de Jonathan Dayton et Valerie Faris incite aussi bien à l'hilarité qu'à l'émotion la plus touchante.



Habitués des clips, les réalisateurs ont choisi une réalisation sans artifices.
Ils se contentent de mettre en valeur les interprètes ainsi
que les paysages traversés de la Californie et de l'Arizona.
Un scénario simpliste : une famille en crise part sur la route
pour que la plus jeune puisse participer à un concours de beauté,
le long métrage sublime chaque instant on lui donnant une extraordinaire intensité,
avec un paroxysme dans les excès et défauts des caractères des personnages.

Ainsi se côtoient un adolescent dépressif, un homosexuel suicidaire, un grand-père drogué, un père obnubilé par la réussite, une mère préoccupée par sa famille et une petite fille pleine d'entrain.
Ce singulier tableau social dégage une remarquable pertinence. Les réalisateurs et le scénariste parviennent à capter des bouts de vie et à les retranscrire au travers de simples regards,
gestes, silences et billets d'humeur.

Les sarcasmes et piques sont légion, tout comme un humour souvent grinçant qui frappe fort.
Ceci grâce notamment à un Steve Carell (40 ans toujours puceau) inoubliable, un Greg Kinnear
(Auto Focus) époustouflant, une Toni Colette (In Her Shoes) décidemment surprenante
et la révélation du film, la petite Abigail Breslin (Signes), hallucinante de drôlerie et de vivacité.
Incroyablement bien rythmé, sans aucun temps mort, le film bénéficie aussi
d'une bande originale discrète qui appuie certains moments forts.
Pour le reste, le film préfère se passer de présence mélodique pour laisser
toute la puissance des interprétations des acteurs.
La fin du long métrage offre une scène de danse à mourir de rire et à pleurer de beauté.