L'Année où mes parents sont partis en vacances

 

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Date de sortie : 26 Décembre 2007   

Réalisé par Cao Hamburger

Avec Michel Joelsas, Daniela Piepszyk, Germano Haiut

Film brésilien. 

Genre : Drame

Durée : 1h 45min. 

Année de production : 2006

Titre original : O Ano em Que Meus Pais Saíram de Férias

Distribué par Haut et Court

 
 


 

Synopsis

 

 

L'année, c'est 1970. Pour un film brésilien, c'est celle de la coupe du monde, de Pelé. Au printemps, les parents du petit Mauro le laissent précipitamment au bas de l'immeuble de Sao Paulo ou vit son grand-père paternel, Motel. Mais entre le moment où les deux jeunes gens au physique d'intellectuels ont appelé le vieux Motel et l'instant où l'enfant frappe à la porte de ce dernier, l'aïeul est mort, et Mauro reste seul au monde.

 

Le Monde 25/12/2007

 

Il est recueilli sans enthousiasme par Shlomo, le voisin de Motel, qui s'émeut de constater que l'enfant n'a rien conservé de son héritage : son prénom et son prépuce proclament une laïcité qui fait horreur au vieillard. Le film de Cao Hamburger met alors en scène la réconciliation entre ces générations que le poids de l'histoire précipite l'une contre l'autre. Car les parents de Mauro, quoi qu'ils en aient dit, ne sont pas partis en vacances. 1970, c'est l'année de Pelé, c'est aussi la quatrième du régime militaire qui pourchasse les militants de gauche. Le scénario futé dévoile progressivement ces imbrications, se tenant au point de vue naïf du petit garçon, s'attachant à l'attendrissement progressif du vieux Shlomo, secrétaire de la synagogue qui s'humanise à un rythme tout à fait prévisible. En cheminant vers l'adolescence, Mauro s'impose dans l'équipe de foot du quartier, prend conscience de son héritage culturel, se lie d'amitié avec un garçon manqué et connaît ses premiers émois en côtoyant une jolie barmaid.

L'image soignée (couleurs désaturées, cadres joliment asymétriques), le souci du détail achèvent de rendre l'expérience aussi plaisante que frustrante. Alors que l'évocation de cette époque terrible (qui a suscité quelques films argentins ou brésiliens mémorables) bouleverse et dérange, on s'installe confortablement dans le cours de cette année, prévisible à la minute près.