La Vierge, les Coptes et Moi

Lundi 26 Novembre 2012 20h30
au cinéma LE FOGATA
Ile Rousse


       



Réalisé par Namir Abdel Messeeh  
Avec Siham Abdel Messeeh,
    Namir Abdel Messeeh,
Long-métrage Français,
      qatarien , égyptien
Genre : Documentaire , Comédie
Durée : 1h 31mn.
Année de production : 2012
Date de sortie : 29 août 2012
Distributeur :
      Sophie Dulac Distribution

: 2 prix et 2 nominations


Synopsis :

Namir part en Égypte, son pays d'origine, faire un film sur les apparitions miraculeuses de la Vierge au sein de la communauté copte chrétienne. Comme dit sa mère «Il y a des gens qui la voient, il y a des gens qui ne la voient pas. Il y a peut-être un message dans tout ça. » Très vite l'enquête lui sert de prétexte pour revoir sa famille, et pour impliquer tout le village dans une rocambolesque mise en scène…


Premier long métrage

La Vierge, les Coptes et Moi est le premier long métrage de Namir Abdel Messeeh. Après avoir suivi des études à la Fémis, le réalisateur égyptien s'est lancé dans la pratique en 2005 en réalisant un court métrage intitulé Quelque chose de mal, suivi du documentaire Toi, Waguih. Il a par la suite consacré trois ans à la réalisation de ce film.         article
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Du documentaire à la fiction

Au départ, Namir Abdel Messeeh a voulu réaliser un documentaire sur les apparitions de la Vierge en Égypte. En allant à la rencontre de ses proches, qui ont vécu ces apparitions, pour les interroger, le projet a pris une toute autre tournure pour le cinéaste, devenant une sorte de "fiction" dans laquelle on le voit en train de mener son enquête : "Il y a eu un premier repérage, puis je suis rentré en France avec une matière qui m’a permis ensuite de réécrire et réorienter le récit pour lui donner une cohérence. Là, l’écriture s’est apparentée à celle d’un scénario de fiction. Petit à petit, j’ai compris que je devais être un des personnages du film", confie-t-il.


Le montage

La modification du projet pendant le tournage a mis Namir Abdel Messeeh face à plusieurs difficultés au moment du montage. En effet, il lui a fallu tout unifier, pour que le spectateur ne ressente pas les deux approches distinctes qui étaient apparues pendant le tournage : "Atteindre cette cohérence était un vrai enjeu pour moi. Pour y arriver, on a travaillé le montage pendant un an", souligne le réalisateur.


"La Vierge, les Coptes et Moi" : Le jour où ma mère a vu la Vierge à la télévision     Le Monde.fr | 12.06.2012

Si l'on s'amusait à compter le nombre de représentations de la Madone dans l'histoire de l'art, de la peinture d'icônes à la vidéo, on y serait encore demain. Rien qu'au cinéma, ses avatars, qui relient Louis Feuillade à Abel Ferrara en passant par Pier Paolo Pasolini et Mel Gibson, sont innombrables. Cette belle personne apparaît pourtant dans le film de Namir Abdel Messeeh comme on ne l'a encore jamais vue. Pour découvrir ce miracle tardif, il vous faudra donc en passer par ce premier long-métrage qui a accaparé trois ans de la vie de son auteur et qui est à l'Eglise copte ce que Prends l'oseille et tire-toi, de Woody Allen, est au judaïsme constitué.

Tout commence, pour ce réalisateur français d'origine égyptienne, par un projet de documentaire sur sa communauté familiale, ces coptes d'Egypte, chrétiens dont l'une des particularités consiste dans un fervent culte marial. A son retour, le projet, sans renoncer au sujet ni à son point de vue documenté, bifurque vers une sorte d'autofiction dont l'auteur serait, dans son propre rôle de documentariste à la recherche de ses racines, le principal personnage. On ne saurait trop recommander l'objet chimérique qui en résulte, pour sa drôlerie, sa subtilité, son esprit. L'affaire, tragi-comique, se joue en quatre actes.
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