Le 9 mai, nous aurons déjà choisi notre famille collectivement. Pour passer des larmes au rire (et l'inverse), venez au Fogata à 20h30 voir le beau film de Thomas Vinterberg, qui nous amène au Danemark pointant du doigt les limites de l'utopie collective et territoriale, ailleurs, mais pas si éloignée de chez nous. 

La Communauté

Synopsis et détails

Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d'architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s'installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d'un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l'expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote. Si leur communauté favorise l'amitié, l'amour et l'intimité du groupe, une liaison amoureuse entre Erik et l'une de ses étudiantes va venir perturber la vie de tous...
Le sujet de La communauté est très proche de son réalisateur Thomas Vinterberg, puisque celui-ci a vécu dans l'une d'elle, au Danemark, de 5 à 19 ans. D'ailleurs, le seul raisonnable et responsable dans cette histoire est Freja, l'enfant. Le film ne relate pas son expérience mais nul doute qu'elle a beaucoup alimenté le scénario. Il l'a démontré dans Festen, Vinterberg est un formidable directeur d'acteurs, d'autant plus quand ils sont en groupe. Dans cette aventure commune et peu commune, outre la reconstitution très léchée du Copenhague des années 70, le cinéaste tire une intrigue pas si resserrée que cela, car attentive à chacun des protagonistes, mais empreinte de tendresse et nostalgie. Sa tonalité entre bienveillance et acidité contribue à nous transporter dans un temps pas si lointain, mais bien plus insouciant que le present.


N'oubliez pas que le jeudi 1er juin, nous recevrons 
Amos Gitaï pour Regards du Sud au Fogata, mais nous aurons le temps de vous en parler!